Que France inter aille se faire enc…

juin 23rd, 2010 3 comments »

La récréation est terminée, le couperet est tombé : Exit Guillon et surtout, Didier Porte de France inter.

Si l’affaire semblait entendu entre Val et Guillon, ce dernier étant parti dans un dernier baroud d’honneur, je suis resté atterré par l’éviction de Didier Porte après 10 ans de bons et loyaux sévices (Guillon étant lui non reconduit, la différence est énorme. Porte est viré comme un malpropre).
Mais j’aurais du m’en douter, car ça a commencé par ceci : http://guybirenbaum.com/20100606/touche-pas-a-mon-didier-porte/ (merci Guy Birenbaum a eu la très bonne idée, via FHDR, de mettre cette petite putasserie de Demorand en ligne). Et il faut dire que ça partait déjà mal tant j’exècre cette émission de merde qu’est le « Grand Journal ». Il faut bien dire qu’une fois enlevé le petit journal, le zapping, le sav et Apathie (quand il est réveillé), on frise le néant le plus total de cette émission cirage de pompes et autopromo. Si on met de coté le fait que j’ai toujours trouvé Denisot passablement chiant/emmerdant/énervant (rayez la mention inutile, plusieurs choix sont possibles), les « animateurs » sont tous, chose rare, nuls et au mieux médiocre (Mention spéciale à Molloud qui traite David Cage (Cf. Heavy Rain – Le jeu) de Programmateur). Bref, je suis bien content de ne pas regarder cette bouillie.

Désolé pour la digression mais on arrive alors à ce joli plantage de couteau dans le dos :

Arrêt sur images en parlait mieux que moi : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3065

Bizarrement, Didier Porte reçoit dans les jours qui suivent un avertissement (je serais curieux d’en connaitre la teneur : chronique pas drôle? Grossièreté à l’antenne? …) de la part de Val (certainement déjà bien habitué de la chose avec Guillon et, bien avant, avec Siné (Ps : Siné je t’aime)) et l’affaire semblait entendu, du moins en apparence. Porte continuait sa chronique matinale du jeudi et sa quotidienne au fou du roi. Je trouvais que l’on faisait un peu trop de foin autour d’une chronique qui n’avait pas vraiment fonctionné alors que je l’avais, personnellement trouvé amusante.
Guillon de son coté, semblait être parti en croisade contre ses « patrons » et continuait à taper de plus en plus fort. Il m’apparaissait clair qu’il allait sauter à la rentrée prochaine. Avec le départ de Demorand, c’était l’occasion rêvée de modifier en profondeur la matinale et, par conséquent, de virer la chronique de 7h50.

Mais cela n’était visiblement pas suffisant pour Val et Hess, certainement un peu gênés aux entournures (… difficile d’être impertinent quand c’est le président qui nous « parachute »?) qui ont jeté le bébé Porte avec l’eau du bain Guillon. Hess lui-même n’est pas très clair (du moins au 13h de france inter) sur les réelles raisons, préférant revenir sur le « cas » Guillon, et se perdant allègrement dans des formules toutes faites ( »je ne suis pas Domenech » – ce dernier appréciera) et se bornant à redire ce qu’il a dit au journal Le Monde :

Bref, tout cela me laisse un gout plus qu’amer dans la bouche et la sale impression que Porte est une victime collatérale de l’éviction de Guillon. Je n’ai pas pu m’empêcher de laisser un petit mot à France Inter, via leur contact :

Messieurs,
Je viens d’apprendre au fou du roi de la bouche même de l’intéressé, l’éviction Didier Porte de votre antenne, après 10 ans de chroniques souvent impertinentes, parfois féroces mais toujours drôles et jamais vulgaires. Votre accroche « France Inter, la différence » n’est ni plus ni moins qu’un prétexte et non une ligne directrice de votre antenne. L’impertinence n’a visiblement pas de place chez vous et vous n’êtes, en définitive, un joli pied de nez au service public car le public vous vous en foutez bien comme il faut. Le principal actionnaire n’est pas le gouvernement, c’est moi, c’est lui, c’est l’autre, c’est le français qui allume son poste le matin. Désormais je ne serais plus de ceux qui allume mon poste sur votre canal hertzien car, à mon tour, je vous renvoie de mes ondes.
Ps: Si « enculer » est une grossièreté, parler de « valeurs minimales d’éducation et de service public » sont d’une vulgarité sans nom dans la bouche de votre président.

Messieurs,

Je viens d’apprendre au fou du roi de la bouche même de l’intéressé, l’éviction Didier Porte de votre antenne, après 10 ans de chroniques souvent impertinentes, parfois féroces mais toujours drôles et jamais vulgaires. Votre accroche « France Inter, la différence » n’est ni plus ni moins qu’un prétexte et non une ligne directrice de votre antenne. L’impertinence n’a visiblement pas de place chez vous et vous n’êtes, en définitive, qu’un joli pied de nez au service public car le public vous vous en foutez bien comme il faut. Le principal actionnaire n’est pas le gouvernement, c’est moi, c’est lui, c’est l’autre, c’est le français qui allume son poste le matin. Désormais je ne serais plus de ceux qui allume mon poste sur votre canal hertzien car, à mon tour, je vous renvoie de mes ondes.

Ps: Si « enculer » est une grossièreté, parler de « valeurs minimales d’éducation et de service public » sont d’une vulgarité sans nom dans la bouche de votre président.

Cela fera très certainement plaisir à certains, mais pas à moi, et encore moins à l’humour.

Rama Yade : Tourner 7 fois sa langue dans sa bouche

juin 16th, 2010 3 comments »

… avant d’ouvrir sa grande (mais belle) gueule. C’est à peu près ce qui aurait du venir tout de suite à l’esprit de la sous-ministre de sports.
En attirant l’attention vers elle avec sa sortie, que je trouve justifiée, sur le prix exorbitant des chambres de l’équipe de foot de la France, R. Yade s’était attiré la sympathie de bien des Français et la « colère » du sérail en place, patron compris (ie. Sarkozy). Mais c’était trop beau pour être vrai avec cette info du Canard que tout le monde se plait à relayer depuis hier après-midi : Elle avait prévu de passer deux nuits dans un hôtel cinq étoiles de Georgetown, où une « junior suite » à 667 euros par jour avait été réservée pour elle et cinq autres chambres à 340 euros pour des membres de son cabinet.

Le premier mot qui me vient c’est : Mais quelle conne ! C’est à la fois amusant et consternant de voir avec quelle facilité les politiques en place (ou pas) font des erreurs monumentales en terme de communication. Car si, pour paraphraser la secrétaire d’état,  il faut en appeler« à la décence en temps de crise », force est de constater que les casseroles s’enchainent à longueur de mois aux pieds des politiques… étonnant? Pas vraiment, car je pense que l’actuelle majorité ne fait que perpétuer les us et coutumes héritées des anciennes équipes : faire sans vraiment regarder à la dépense car tout le monde le fait.
Sauf que, en temps de crise comme actuellement où la messe semble être dite en ce qui concerne les retraites (on est parti pour avoir 2 années de plus dans la vue), ça commence à faire beaucoup pour tous de voir ses revenus stagner, régresser et d’avoir en face des donneurs de leçons qui ne regardent pas à la dépense. Et tout ceci est bien légitime et même sain par certains cotés car si l’état est en faillite comme on nous plait à nous le rappeler, la première des réforme à faire est celle de l’appareil politique.

Donner l’exemple s’applique d’abord aux politiques.

E³ : Microsoft ou le syndrome Vista

juin 15th, 2010 No comments »

Klinecx

« Une révolution pas seulement pour le jeu mais pour tout le divertissement »

C’est le genre de connerie qu’on vient d’entendre lors de la conférence Microsoft à qui se tient actuellement à Los Angeles. Autant la faire vite car il n’y a pas grand-chose à dire à propos de Microsoft, à part qu’ils se prennent, une fois de plus, les pieds dans le tapis et pas qu’un peu. Voici, en forme de liste, le top du flop de Microsoft :

  • Exit Natal, welcome Kinect (où Kleenex, c’est vous qui voyez) : Pour ceux qui n’aurait pas suivi le truc, c’est la soi-disante révolution de Microsoft, sans manette pour jouer et plus encore. Nom ridicule, ça commence bien.
  • Présentation  Kinect : Le truc n’a plus de lag, non non… on se foutrait pas de notre gueule avec ça peut-être ?

Le mec n’est même pas synchro avec la vidéo, puisque s’en est une. A le voir on a l’impression que la console (qui n’existe pas) devine ses mouvements et que, mieux encore, on a un retour de force (le coté sombre certainement) face à Dark Vador… pathétique.

  • Démo de Kinect : Le truc parait, lent, peu précis… bonne chance pour jouer! Le seul domaine dans lequel il semble « bien » fonctionner c’est pour les jeux de danse. A mon avis ce machin va rester cantonné au rang de gadget, au mieux de nouvelle interface pour les menu de la xbox. En voyant les vidéos, on se dit qu’on aura intérêt à tirer les rideaux chez soi pour ne pas passer pour l’idiot du quartier à sauter comme un couillon.
  • Nouvelle Xbox : Pas forcément plus petite, ou si peu. Coque glossy… pouah! Enfin du wifi et un plus gros disque, au même prix. Bref, pas grand-chose et pas de bundle avec le kinect vu qu’aucun prix n’a été dévoilé pour cet accessoire dont la date de sortie est prévue pour décembre.

J’arrête là car je trouve que la présentation de Microsoft est une catastrophe, et je ne suis pas le seul à penser ceci. Le matériel n’est pas au point, ça fonctionne certes, mais mal et la seule réelle cible me semble être dans la navigation dans les menus. Pour le reste, on va avoir droit à la même daube sauce que pour les jeux wii : du jeu casual, sans grand intérêt… à part pour une soirée beuverie où ça peut être enfin drôle.

Plutôt qu’une révolution, c’est une déception (mais je m’y attendais).

Identité des blogueurs : épiphénomène affligeant

juin 3rd, 2010 No comments »

C’est la vidéo qui tourne en ce moment, on pourrait croire à un sketch pas drôle (pléonasme) d’Arthur mais c’est le désormais célèbre sénateur Jean-Louis Masson qu’elle vient. Je dis célèbre car il vient de nous « pondre » récemment une proposition de loi (que j’avais rapidement twitté) visant à appliquer les règles d’un journaliste à un blogueur, ce qui reviendrait pour ce dernier à donner nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone en lieu et place d’une adresse de contact (Cf. LCEN) : http://www.senat.fr/leg/ppl09-423.html.
La réaction de la « blogosphère » ne s’est pas fait attendre, bien que je reste intiment persuadé que cette loi ne sera jamais voté, avec pétition et tout le tsoin-tsoin qui va avec. Bref, beaucoup de bruit pour pas grand-chose tellement l’individu apparait comme « in-con-trôll-able » et surtout e-gnare à propos des us et coutumes du web. La vidéo finit de nous achever :

Ce qui m’afflige le plus ce n’est pas tant sa méconnaissance des « techs » (bien grand mot) mais le fait qu’il cherche tout simplement à légiférer pour sa pomme et non pour l’intérêt commun. Car, et il faut le rappeler, ce monsieur ne cherche qu’à régler ses comptes vis à vis d’une campagne municipales où, visiblement, un certain nombre de boules puantes ont été lancées, notamment au travers du net : http://www.lepost.fr/article/2010/06/01/2095573_le-senateur-contre-les-blogueurs-anonymes-une-histoire-tres-personnelle.html (c’est assez truculent à lire).

Bref, plutôt que de se payer un conseil juridique et ainsi faire le nécessaire pour identifier le blogueur « anonyme » (l’anonymat n’existe pas sur le net, c’est un leurre) via l’actuelle LCEN, cet énarque se fend d’un projet de loi pour sa trombine, faisant fi de la législation en place. Ce que je reproche à ce spécialiste de la sphère politique c’est sa méconnaissance du droit actuel, chose qui est tout à fait inadmissible pour un élu. Comme il est tout à fait inadmissible de pondre une loi d’exception, juste pour sa gueule, sans même prendre la peine de comprendre l’écosystème auquel on souhaite appliquer son projet de loi.

Qu’il soit une truffe finie en ce qui concerne twitter, l’ipad et autre n’est pas vraiment un scoop, on l’avait déjà remarqué.

Hadopi : les « pistes » de la sécurisation

mai 21st, 2010 2 comments »

Ne riez pas c’est (presque) sérieux.

Je fais écho de l’article de Numerama concernant les « pistes » (on pourrait même appeler ça « chemin boueux » tellement c’est vaseux) de la sécurisation de votre connexion à Internet vu que le Ministère à enfin « répondu » à une question écrite : http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-63873QE.htm. Pour ne pas se faire considérer comme « négligeant », il faudra remplir les conditions suivantes (asseyez-vous, c’est du lourd) :

- Sécurisation du poste informatique : aussi bien en interne (c’est, à priori, celui qui s’en sert) que vis à vis des tiers (tentatives d’intrusion via un cheval de troie?). Alors là bonne chance, car comme je le comprends cela revient à définir un « administrateur » au sein de la famille qui « contrôle » qui fait quoi sur le poste (gestion de l’accès à l’intérieur du foyer), via un firewall? un proxy? un contrôle parental? une présence systématique dès que quelqu’un est sur le micro? C’est suffisamment flou pour en tirer de plan sur la comète et, in fine (Copyrigth Albanel), dire n’importe quoi. Et ce n’est que l’aspect « interne », car pour le volet « tiers », c’est à dire des prises de contrôle de type cheval de troie par exemple, c’est encore plus flou… surtout quand on sait que les principaux émetteurs de spam utilisent des botnet issus de pc vérolés, infestés par des troyans. Bonne chance à madame michu pour s’en sortir avec un antispyware, un antimalware, un antivirus (à jour) et un pc (à jour là aussi).

- Sécurisation de la box/modem : fini les box sans mots de passe, bonjour la préconisation de « protocoles cryptographiques (clés WEP et WPA)« , idem pour le filaire… Mouarf, mouarf. Je me marre, car si on peut mettre une clé WEP ou WPA, tout en sachant que la première est une énorme passoire, sur du WIFI, on peut toujours essayer de faire la même chose sur du filaire. D’autre parts, je ne suis pas sur que tout le monde soit au fait de la mise en oeuvre d’un IPSec . Le meilleur reste à venir avec l’introduction d’une « restriction d’accès aux seuls périphériques préalablement déclarés par l’utilisateur (filtrage MAC) » où l’adresse MAC est une adresse « unique » d’une carte réseau fixée par le constructeur mais qui, depuis bien des années, est modifiable à loisir -> fail.

Bref, c’est une réponse donc mais cette dernière est vague, imprécise et mal ciblée, et qui donne, qui plus est, de « mauvaises solutions » : WEP, Filtrage par adresse MAC. Si des antivirus sont « vitaux » pour certaines plateformes (ie : windows), ils sont accessoire pour Linux ou pour MacOs (n’étant pas maceux, je ne m’avancerai pas plus). Dans le registre du firewall (d’Office, si cher à Albanuche), c’est plus un choix qu’une obligation : ma box faisant office de firewall, je n’ai aucun firewall personnel d’activé sur mes machines, hormis mon eeepc qui « se promène » de spot en spot (et sous windows seulement). Chose plus inquiétante, les spots « ouverts », avec la réponse données, s’en est fini des accès wifi libres, sans mots de passe, à moins de faire un spot wifi avec un cryptage wep en mettant la clé (1234) dans le BSSID ^^.

Le ministère prouve une fois encore qu’il ne maitrise pas son sujet et qu’il utilise de mauvais moyens pour donner, forcément, de mauvais résultats. Triste et affligeant.

Boitazik #22 – Kele Okereke : TENDERONI

mai 19th, 2010 No comments »

Vous ne rêvez pas, ceci est un billet!

De retour de déplacement sur Paris et ayant passé mes traditionnelles 2 heures aller (qui aurait pu être une prolongation de ma nuit sans mon abruti de voisin qui ne semble pas connaitre la fonction vibreur de son portable et la discrétion qui va avec) et 2 heures retour, j’ai eu tout le loisir d’écouter les podcasts que j’avais en retard (faudra vraiment que je vous propose une ptite bafouille de ce que j’écoute) et notamment l’excellente PlayList de Libé-labo. Et, comme d’habitude, je suis tombé sur LE morceau du moment, la grosse babasse qui va mettre le feu à la baraque et surtout faire brûler les dancefloors cet été : Kele Okereke – TENDERONI.

Kélé est le chanteur du groupe anglais Bloc Party dont vous connaissez au moins le morceau « Banquet » et qui va sortir son premier album solo fin juin, « Boxer ». Il nous « offre » en apéritif ce petit bijou à gros beat, très enveloppant, puissant et forcément, dançant.

Je ferme mon clapet, et balance le son :

Ps : Son myspace (fuck facebook!) -> http://www.myspace.com/iamkele

Victoires 2010 : The night of the living dead

mars 8th, 2010 1 comment »

Living dead

Samedi soir, vers 22h30, j’ai fait l’erreur de tomber sur la retransmission des Victoires de la musique 2010 qui, pour l’occasion, fêtaient leur 25 ans… 25 ans de retransmission merdique, de présentateurs merdiques, de prix merdiques et, souvent, d’artistes merdiques. Je dis souvent car, pour une fois (et c’est suffisamment rare pour le souligner), on a eu droit à quelque chose d’un peu plus original (je parle de musique, hein) que par le passé.
Mais revenons un instant sur l’émission en elle-même et mon fumeux titre : The night of the living dead. En plus d’être une émission mortellement ennuyeuse (que j’ai pris en cours en plus), on a eu droit à la sortie des pires hasbeen niveaux présentateurs (Attention les yeux) :

  • Michel Drucker : des fois que vous le ratiez le lendemain dans son émission de cirage de pompes. Je pense qu’il n’y a qu’une pierre tombale qui l’empêchera de passer à la télé à celui-là… et encore
  • Philippe Gildas : Qui, sans De Caunes, est un peu comme le fromage sans le vin… on peut pas sans passer sinon on est souvent déçu et en l’espèce, on s’est fait chier royal à voir un mec lire un prompteur (il n’a pas été le seul).
  • Guillaume Durand : Pitié! Ce mec aussi calé en musique que je suis un pro du point de croix… en plus de « diriger » une émission (l’objet du scandale) qui ressemble plus à un sushi bar qu’autre chose.
  • Patrick Sabatier : Déterré de son cimetière par notre omni-président, il était tellement plus agréable dans les archives de l’INA (surtout quand on les consulte pas).
  • PPDA : Viré de TF1, j’ai cru un instant que c’était lui l’instant « politiquement pas correct » où il allait dauber comme il le fait toujours sur ses anciens amis de 30 ans de TF1. Sa pige a été payée combien?
  • JL Delarue : Que j’ai eu la chance d’éviter… a-t-il parlé du cul de Coeur de Pirate ou montré ses photos trouvées sur le net?
  • Christian Morin : Oui oui, vous ne rêvez pas, Monsieur Roue de la Fortune venait-il reprendre de droit son émission, dérobée par Dechavanne et sa pouf blonde? L’absence d’Annie Pujol m’a tout de suite mis la puce à l’oreille et la présence d’une illustre pas connue a fini de tuer la motivation des malheureux présents au Zénith en lançant un pathétique « Happy Birthday » à sa fille.
  • Daniela Lumbroso : fraichement (et ridiculement) estampillée Chevalier de la légion d’honneur (oui, c’est l’instant humour de ce blog) donna le meilleur d’elle-même, c’est à dire pas grand-chose. Je pense honnêtement qu’elle aurait plus de succès à claironner des promos et les ventes flashs au supermarché du coin plutôt qu’à nous assener sa présence à la télé. C’était peut être la caution  » pas besoin d’être blonde pour être une parfaite conne » de la soirée.
  • Nagui : En service commandé, visiblement obligé de rappeler, toutes les 10 minutes que c’est sur le service public que ça se passe, histoire de rappeler à tous les autistes (dont visiblement je fais parti) qu’ils ne sont pas coincés dans une distorsion de l’espace temps envahit par des morts-vivants.

Ce fut donc dur d’encaisser coup sur coup tous ces machins, obligés de broder pour assurer la rotation des plateaux, quitte à faire de gros blancs (en plus de gros bides). Chose qui m’a surpris c’est que tous les « gagnants » étaient des présents à cette soirée, histoire d’assurer le live qui suivait. Mon mauvais esprit me fait dire que tout était déjà connu d’avance et qu’au final le suspense n’était que d’apparat… à moins que je parte en vrille, possible vu l’enchainement d’horreurs de la soirée.
A noter la Défaite d’horreur Victoire d’honneur pour Hugues AUFRAY qui nous a asséné un live en duo sur Dylan… heureusement que ce dernier soit toujours en vie, sans quoi il aurait pu se retourner dans sa tombe (ceci est de la méchanceté complètement gratuite et assumée de ma part). A noter le joli loupé de la maquilleuse en « charge » de Hugues qui lui a gratifié un tarin au fond de teint digne d’un Orlando

Bon, j’ai parlé du premier con (tenant), qu’en est-il du second con (tenu)?
Une chose qu’on ne peut pas daigner à la soirée, soporifique, c’est la large place donnée au live, ça fait plaisir… parfois. Parfois, parce que si c’est se taper l’autre tanche d’Helmut FRITZ autant arrêter tout de suite. Tout comme Grégoire et son über niaiseux titre « toi+moi » chanté façon détresse respiratoire sans assistance. J’ai trouvé le rap de La FOUINE (pas fan à la base du « genre ») pas terrible, emprunté où il semble que l’air d’en être du moment est d’avoir comme inspiration le grand Jacques Brel… oui mais non, l’inspiration ne fait pas (heureusement) le talent mais ça fait tout de même beaucoup de mal au moral d’entendre un pareil truc.
Une des choses passablement énervante, pour ne pas dire plus (chiante par exemple), c’est la flopée de groupes incapables d’être avec l’air de LEUR temps : Revolver et Archimède font partie de cette cohorte de groupes inutiles qui essayent de nous refiler du Beatles (d’un coté) ou de l’Oasis (de l’autre) avec une pseudo voix à la Gallaher, en chantant faux en prime.

Non, les satisfactions sont plus a chercher du coté de IZIA qui donne un coté rafraichissant au rock, surtout avec des « groupes » comme BB BURNES Brunes en face ou Indochine (qu’est ce que ça vient foutre dans la catégorie rock, merde!). On pourra lui reprocher d’être une « fille de » (Higelin en l’occurrence), mais vu le registre où ce situe la donzelle, je ne suis pas sur que ça lui ai ouvert plus de facilités que de désagréments. Mais force est de constater qu’elle déborde d’énergie, parfois un peu trop avec une voix pas toujours juste, et que ça s’entend, même si l’on reste dans du très grand classique rock (pas franchement novateur, un peu routinier à l’écoute de l’album). Du plaisir donc, c’est rare mais autant en profiter.
Je conclus sur Pony Pony Run Run qui est une jolie découverte me concernant, avec de rythmes électro très entrainants.

Palmarès :

VICTOIRE D’HONNEUR :
Stevie WONDER
Hugues AUFRAY

L’ARTISTE INTERPRETE MASCULIN DE L’ANNEE : Benjamin BIOLAY
BENABAR
Johnny HALLYDAY
Marc LAVOINE

L’ARTISTE INTERPRETE FEMININE DE L’ANNEE : Olivia RUIZ
Charlotte GAINSBOURG
Emily LOIZEAU
MAURANE

LE GROUPE OU L’ARTISTE REVELATION DU PUBLIC DE L’ANNÉE :
PONY PONY RUN RUN
CŒUR DE PIRATE Universal Music
GREGOIRE
LA FOUINE

LE GROUPE OU L’ARTISTE REVELATION SCENE DE L’ANNÉE :
IZIA
Ariane MOFFATT
REVOLVER
SHAKA PONK

L’ALBUM REVELATION DE L’ANNEE : « Tree of life » – YODELICE
« Archimède » – ARCHIMEDE
« Music for a while » – REVOLVER
« Paint your face » – SLIIMY

L’ALBUM DE L’ANNÉE :
« La superbe » – Benjamin BIOLAY
« IRM » – Charlotte GAINSBOURG
« Mister Mystère » – M
« Welcome to the magic world of Cap’tain Samouraï Flower » – Pascal OBISPO

L’ALBUM ROCK DE L’ANNÉE : « Izia » – IZIA
« Nico teen love » – BB BRUNES
« La musique – la matière » – DOMINIQUE A
« La république des météores » – INDOCHINE

L’ALBUM DE MUSIQUES URBAINES DE L’ANNEE :
« L’arme de paix » – Oxmo PUCCINO
« Réèl » – Kery JAMES
« Crise de conscience » – KOOL SHEN
« Mes repères » – LA FOUINE

L’ALBUM DE MUSIQUES DU MONDE DE L’ANNÉE : « La différence » – Salif KEITA
« Welcome to Mali » – AMADOU et MARIAM
« Nha sentimento » – Cesaria EVORA
« Bonjour » – Rachid TAHA

L’ENREGISTREMENT DE MUSIQUES ELECTRONIQUES OU DANCE DE L’ANNÉE : « Manual for a successful rioting » – BIRDY NAM NAM
« Love 2 » – AIR
« One love » – David GUETTA
« In the mood for life » – WAX TAILOR

LA CHANSON ORIGINALE DE L’ANNÉE : « Comme des enfants » – CŒUR DE PIRATE
« La superbe » – Benjamin BIOLAY
« C’est dit » – CALOGERO
« Ca m’énerve » – Helmut FRITZ

LE SPECTACLE MUSICAL/LA TOURNÉE/LE CONCERT DE L’ANNÉE : « Tour 66 » – Johnny HALLYDAY au Stade de France et en Tournée
Vincent DELERM à la Cigale, au Bataclan et en Tournée
« En concert » – INDOCHINE en Tournée
M à la Cigale

LE VIDÉO-CLIP DE L’ANNÉE : « Elle panique » – Olivia RUIZ
« Les affranchis » – Alexis HK
« Heaven can wait » – Charlotte GAINSBOURG
« Ce que l’on s’aime » – TRYO

LE DVD MUSICAL DE L’ANNÉE : « Alain Bashung à l’Olympia » – Alain BASHUNG
« La tournée des roses et des orties » – Francis CABREL
« Daho Pleyel Paris » – Etienne DAHO
« 23 janvier – 18 juillet 2009 » – Vincent DELERM

Cinéma : Pop-corn et torgnoles

février 17th, 2010 3 comments »

Salle

En lisant ici et les « affaires » autour de l’UGC et des cinéphiles (pas bien sûr que cela soit le bon terme à employer) éconduits pour usage illicite de consommations licites mais pas dûment achetées dans le sein du sein (dans leurs boutiques), j’avais envie de commenter ma propre expérience d’un ex UGC illimité cinéphage (Dans une ancienne vie, sans couche ni petits pots) :

D’une manière générale, ça s’est toujours bien passé entre l’UGC et moi. Il faut dire que je fais parti, selon les dires de ma moitié, des ayatollahs du cinéma, c’est à dire que je ne supporte rien dans une salle de cinéma. Pour être plus précis, c’est le bruit que je ne supporte pas : quand je suis au cinéma, je viens d’abord voir un film, pas manger, parler avec mes amis, répondre au téléphone… Je viens au cinéma pour m’immerger dans le film, c’est la seule chose que l’on fait au cinéma.
Mais, car il y a un mais, l’activité annexe et parasitaire de ceux qui vendent des places de cinéma a été de vendre de la bouffe, généralement dégueulasse, des glaces et des boissons afin de booster leurs ventes. Si je trouvais un charme étant gamin à aller voir l’ouvreuse pour une glace, quand on s’intéresse un tant soit peu au cinéma, ça devient vite gavant, surtout avec un troupeau de gorets qui mangent du popcorn de la manière la plus sonore possible ou qui farfouillent dans leur paquet de bonbons tout le temps de la projection.
Bref, la bouffe au cinéma c’est une plaie, et en définitive, les déboires de l’UGC avec des gens qui viennent avec boissons et sandwichs ne sont que juste retour des choses, récompenses non voulues d’une activité parasitaire. Les arguments avancés comme quoi ils salissent les salles, font du bruit et j’en passe ne sont que des sauf conduits, il suffit de rester jusqu’à la fin d’un film (oui, j’aime les bandes annonces) pour constater l’étendue des dégâts en fin de projection : popcorn de partout, boissons renversées, glaces par-terre… une vraie porcherie. Si ça ne tenait qu’à moi, j’interdirais purement et simplement toute bouffe et boissons dans un cinéma.

L’autre point sur lequel je voulais parler du cinéma et de sa façon de le « consommer » (car les cartes d’abonnement ont créées une nouvelle façon d’aller au cinéma) c’est la déshumanisation qui règne de plus en plus dans les multiplex :

  • Disparition des guichets au profit de bornes automatiques (gain de temps mais on achète une place comme on prend un ticket de métro)
  • Fouille quasi corporelle avant de « valider » son ticket (à la recherche du sandwich salami scélérat!)
  • Déferlement de popcorn en salle
  • Attitude égoïste et irrespectueuse de certains « abonnés » : téléphone, je rentre et je sors de la salle comme si j’étais chez moi, je bourrine le dossier du fauteuil devant moi, je taille le bout de gras avec mes potes, bref je fais chier mon monde.
  • Projection de 20min de pub, à presque 10 euros la séance bonjour l’arnaque

Bref, le cinéma devient un produit de grande consommation, où la quantité privilégie (bornes, abonnements…) au détriment de la qualité (accueil…) et où l’on ne s’étonne plus de voir des vigiles en amont des salles, sympathiques comme des portes de prison et diplomates comme Chuck Norris dans « Portés disparus ».
Pour preuve, une petite histoire qui m’est arrivé il y a quelques années à L’Astoria de Lyon où, part un temps glacial on s’était réfugié dans l’avant salle pour se réchauffer (si vous connaissez le lieu vous voyez ce que je veux dire), en attendant de rentrer voir « King-kong » de P. Jackson. Visiblement, cela n’a pas plu à l’ouvreur qui voulait nous « sortir » de l’endroit où l’on se trouvait avec d’autres, volonté qui ne trouva qu’une fin de non recevoir de ma part, car il faisait vraiment très froid ce jour là. Viens alors le fatidique moment de la validation des tickets où l’ouvreur pensait tenir sa vengeance sur moi en voulant valider mes places, mais en dernier seulement alors que nous poireautions depuis un moment pour avoir une « bonne place ». Étant d’un caractère généralement calme (si, si…) j’ai été sidéré par l’attitude de cette personne, tant est si bien que le ton est rapidement monté entre nous et le « cerbère » est venu y mettre son grain de sel, avec la légèreté d’un dromadaire. Cela s’est finalement fini par une validation des tickets mais au prix d’une engueulade entre l’ouvreur et moi-même qui s’est conclu par « vous commencez à m’emmerder » de ma part.

Et c’était il y a quelques années de ça, ce qui me laisse à penser que ce qui arrive maintenant n’est, hélas, d’une mauvaise évolution des comportements…

Crédit photo : m4tik

Frêche n’est pas ma tasse de thé : suis-je raciste envers le café?

janvier 28th, 2010 2 comments »

Je crois que tout le monde à « vu » la « polémique » (nouvelle du genre va-t-on dire) de Frêche qui a laché cette phrase :

Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. Mais ça fait rien, peut-être que je voterai pour lui, mais j’y réfléchirais à deux fois.

Rue89 en parle très bien, son à l’appui, de ce « dérapage ».
Pourquoi je mets tant de guillemets? Parce que, depuis ses frasques sur les harkis, l’équipe de France et j’en passe (ce qui lui à valu la mise au ban au PS),  G. Frêche est surveillé comme le lait sur le feu par les journalistes, friand du moindre écart de langage de ce dernier.
Autant vous le dire tout de suite, je suis pas « friand » de Frêche qui est tout aussi électoraliste que son illustre prédécesseur, J. Blanc, et qui oublie, hélas, trop souvent que la région ne se limite pas à l’Hérault (ou à la Lozère) mas compte 5 départements qui ont tous besoin de la région. Bref, le propos n’est pas là mais sur les mots de G. Frêche.
La question qui me vient tout de suite à l’esprit est la suivante : « Où est le problème?« . Personnellement, je vois Frêche qui charge Fabius, pas mal pour un parti plutôt divisé, il vaut mieux se tirer une balle dans le pied plutôt que viser l’adversaire. Je me dis que vu la position actuelle du PS, ils feraient mieux de resserrer les troupes et essayer de dégager une parole commune plutôt que partir chacun de son coté, avec les erreurs que l’on connait. J’ai beau chercher autre chose, je n’y vois rien de plus.
Erreur! L. Fabuis est d’origine Juive et il suffit de ce petit détail de sa vie privée pour que la machine s’emballe et que certains, dont le généralissime Eric Raoult en vienne à sortir : « J’ai entendu ça ce matin, j’ai cru que j’étais au 1er avril, c’est-à-dire que là j’ai découvert un Le pen de gauche« , quitte a en oublier son devoir de réserve.

Non mais sans déconner, c’est quoi ce pays de merde dans lequel nous vivons? C’est moi où on est entouré d’individus incapables de faire le tri dans leur tête et de mélanger une expression populaire, argotique ( »Pas catholique« ), avec l’origine religieuse d’une personne? Vivons nous dans cette société où on ne peut plus rien dire parce que, systématiquement, on fait référence à telle ou telle référence culturelle, ethnique ou religieuse et que le propos est alors interprété comme « potentiellement » raciste? Je prends le « racisme » pour exemple mais c’est tout aussi vrai avec tout ce qui a trait (ou non) avec la pédophilie, il n’y a qu’à voir ce que nous prépare la future loi Loppsi en terme de filtrage et le barouf que fait un groupe Facebook à l’humour « douteux » (ou plutôt noir et sarcastique).

Pour ceux qui en doutait encore, le retour à l’ordre moral est là et bien là et je pense que Desproges ou Coluche doivent se retourner dans leur tombe avec ce pays qui est incapable de rire de ses propres contradictions.

Et pourtant, j’aime le café sans sucre.

EDIT : On touche le fond du fond de la connerie avec les « réactions » et les mentions spéciales pour la LICRA, le CRIF, le CRAN et j’en passe… La Licra qui nous offre ce joli Godwin :

ces nouvelles exactions le jour de l’anniversaire de la libération d’Auschwitz et le lendemain de la visite du président de la République au cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette sont de nouvelles preuves de la vitalité et de la vivacité des courants racistes, antisémites et nazis dans notre pays

Putain, France, réveille-toi, tu es cernée par l’abrutissement général.

Boitazik #21 – The XX

janvier 18th, 2010 1 comment »

(Ah ouais, bonne année au fait)
Nouvelle année, nouvelles résolutions… et bien non. Après plus d’un mois sans aucun nouveau billet (flemme, pas envie, Wow me prend tout mon temps, boulot stressant (si, si), pas le temps, tout ça quoi), et le passage sans encombre (ou presque) à la nouvelle année, j’allais tout de même pas laisser tomber mon cher et tendre et surtout pas souvent mis à jour blog. Autant donc débuter la nouvelle année avec une excellente découverte (merci encore une fois à la playlist de libélabo qui est vraiment un ton au-dessus de tout le monde) qui commence à faire un tabac un peu partout : The XX dont le single, Crystalised, envahit peu à peu les ondes.
Formation londonienne, basée sur un duo aux voix délicieusement accrocheuses, le tout mixé avec brio avec un savant mélange d’électro, l’ensemble surprend par sa simplicité et… par son efficacité. Tant est si bien qu’on se dit comment se fait-il qu’on ai pas déjà entendu ce type de groupe? Ne vous attendez pas à du gros son, lourd, mais plutôt à une petite douceur qui se laisse écouter avec délice et gourmandise.
Plutôt que vous proposer le single, je préfère vous laisser vous délecter avec une reprise des womack and womack : Teardrops qui m’a passablement gonflée à son époque puisque le single tournait sur toutes les radios, ad nauséam. Alors pourquoi proposer un morceau que je ne peux plus supporter d’entendre? Tout simplement parce que la force de The XX est de réinventer complètement le morceau et de le rendre, à mes yeux oreilles, superbe.

Je vous conseille donc, si ce n’est pas déjà fait, d’écouter leur album sur spotify et de vous faire votre propre avis sur la « chose », ou de lire la jolie critique des inrocks : http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/xx/